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FOCUS SUR UNE PHOTO



Conjonction Pragoise
Conjonction Mars Saturne sur les hauteurs de Petrin, à Prague. La Lune s'est invitée dans cette composition qui marque les derniers jours de l'été tchèque. Soirée passée à Letna avec le 6d pas encore défiltré.

LA DERNIERE PHOTO ASTRO



California - ngc1499
Premiers shoots avec le nouveau Eos 6d fraichement reflitre Astrodon. Ce 26 septembre a ete l'occasion de le tester dans tous les sens avec le 300L f/4 :)
- 31 poses de 2 minutes
- 6d a 3200iso
- EM10 usd3 sans guidage
- Champ du Feu

ACTUALITE APO


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Chronique pragoise #03 - Vysehrad

12 Fevrier 2014 par Tom

 Il était une fois, il y a longtemps, si longtemps qu'il faut emprunter à la légende les morceaux manquant à notre récit, un prince, fier et généreux: le prince Krok.
Il avait envoyé ses fidèles éclaireurs à la recherche d'un lieu où établir sa forteresse. Ceux-ci, après des semaines de prospection, revinrent le trouver et lui annoncèrent une bonne nouvelle: un promontoire rocheux, en surplomb de la rivière, difficilement accessible. Ravi, Monsieur Krok y fit bâtir un château puis une église et appela son rocher Vysehrad (littéralement "le haut château", prononcer "Vichérat", avec un r roulé).

 Bien des années plus tard, à l'âge où chaque homme commence à penser testament et héritage, le prince fit don de la place à l'une de ses trois filles, Libuse (prononcer Libouché), les deux autres, Kazi et Teta, ayant suivi les chemins de l'amour vers des contrées inconnues.

Celle-ci entama de menus travaux d'embellissement de sa profective demeure (on parle de fleurs en massifs et de rideaux colorés) et un jour, alors qu'elle admirait le coucher du soleil du haut de la falaise nord de la forteresse, elle murmura une prophétie à l'oreille du couchant: "Je vois une grande ville dont la gloire un jour touchera les étoiles".

Etant plutôt au fait avec les choses célestes, l'astre du jour répendit la prédiction dans toute l'enceinte du château, jusqu'aux éclaireurs, qui partirent dans la direction prophétique. Ils descendirent du rocher, traversèrent la rivière (à gué selon les témoins) et pénétrèrent dans une forêt, dense et mystérieuse. Après quelques pas d'égarement, ils rencontrèrent bien fortuitement un homme en train de tailler un tronc.

Celui-ci leur expliqua qu'il fabriquait le seuil de sa maison qui se cachait quelques mètres plus loin, derrière une rangée de sapins.

C'est comme cela qu'est née la capitale tchèque, autour d'une maison dont un homme en taillait le seuil dans un tronc de chêne. En tchèque, "seuil" se dit "prah" - d'où "Praha" (Prague)

Libuse ne déménagea pas rive gauche, préférant les hauteurs de la colline de Vysehrad aux fourmillements de la ville nouvelle.

La prophétie de la princesse ne fut pas vaine et, la gloire de la ville ayant atteint les étoiles, le soleil se montra généreux en éclat et en lumière aux détours des collines de la ville slave.



Une autre légende veut que la ville de Prague ait pris son nom des méandres de la Vltava, quelques kilomètres en amont de l'actuel centre ville, là où les rapides marquent le "seuil" de la rivière...



Epilogue contemporain: le soir où j'ai pris cette photo, à cinq mètres à ma gauche, un homme est tombé par-dessus le mur et s'est retrouvé, je ne sais dans quel état, quelque trente mètres plus bas, bloquant la circulation des trams avec l'arrivée des secours. Cela arriverait, semble-t-il, assez régulièrement, excès d'alcool et ivresse des hauteurs ne faisant pas bon ménage...





Chronique pragoise #02 - Letna

10 Janvier 2014 par Tom

 La température est cruellement douce en ce début janvier; cette après-midi, le thermomètre atteint allègrement les dix degrés. Difficile de s'habiller dans ces conditions... Malgré tout, le froid arrive vite une fois le soleil couché. Le sol n'est pas assez chaud pour maintenir ce semblant de chaleur.

 La colline du parc de Letna surplombe la Vltava juste au nord du centre ville. Là, il y a un peu plus de cinquante ans, se dressait fièrement une immense statue de Staline, avec dans son dos, quatre soviétiques et quatre tchécoslovaques. Les pragois l'appelaient d'ailleurs "la queue à la boucherie", évoquant la pénurie et l'attente dans les commerces. Elle fut détruite à l'explosif en 1962 dans un mouvement de déstalinisation soviétique. Aujourd'hui, un immense et immonde métronome y bat la mesure du temps capitaliste.

Il est à peu près 16 heures et je me trouve au belvédère du pavillon Hanavsky. Une vue magnifique s'ouvre vers le sud, sur le fleuve. Une enfilade de quatre ponts, avec le fameux pont Charles, casse une ligne de fuite qui tend à s'évaporer à contre courant. Le soleil est généreux mais n'offrira pas ses grands rayons rougeoyants à la capitale tchèque. Je saisis l'instant à la focale fixe de 23mm en faisant attention de bien voir les drapeaux tchèque et européen qui trônent sur un bâtiment officiel.

L'ambiance en cette fin de journée est irréellement printanière et je me mets à rêver des soirées longues et douces des mois à venir, lorsque nous pourrons nous allonger dans les bras du soleil et respirer l'air tiède et chaud de ces paysages tranquilles.





Chronique pragoise #01 - Prague

5 Novembre 2013 par Tom

 Cette matinée de novembre illustre à merveille l'automne pragois. Grisaille, brouillard et fraicheur humide apportent à la ville quelque avant goût de l'hiver slave. La Vltava (prononcer Voltava), ce fleuve qui court la cité tchèque du sud au nord, paraît se transformer au gré de son courant paisible, léchant les rives citadines de rares volutes de brumes tièdes. Les images qu'elle transporte iront se jeter dans l'Elbe, pourtant plus petit, quelques kilomètres au nord de la ville. Et c'est là l'illustration triste d'une métaphore symbolique: la Vltava tchèque, grande et tranquille se soumet à l'Elbe, déjà germanique, en territoire bohémien. Comment ne pas y voir le destin douloureux de ce pays, ballotté entre empire Austro-Hongrois, Allemagne nazie, jouc soviétique et trahison franco-britannique ?

 Les badauds traversent le fleuve sur les pavés du pont Charles, lien incontournable et unique entre la vieille ville et le château. Des statues semblent compter les passants emmitouflés sous leurs manteaux imperméables en se disant qu'elles aussi ont la tête mouillée. Le château domine la ville et le fleuve tel un gardien majestueux, gourou politique des idéologies nouvelles. De là-haut, la brume donne l'impression d'un grand mystère sur la ville. Les méandres de la Vltava accentuent cette image, la faisant apparaître nul part et la faisant disparaître nul part.

Les arbres fruitiers de la colline de Petrin se préparent déjà à un sommeil long, dénudé et froid. Une pluie fine, qui commence à tomber, fait perler des gouttes d'eau sur les feuilles encore accrochées à leurs branches. Trop lourdes, elles finissent par tomber sur un sol jonché de feuilles mortes et parsemé d'herbe encore verte.

Dans le centre historique, la vieille horloge de la tour de l'hôtel de ville annonce onze heures aux touristes téméraires. L'un d'eux, un français, se dit à ce moment-là qu'il serait sage de considérer cette heure avancée de la matinée comme heure raisonnable de l'apéro afin de quitter l'humidité ambiante et de se réfugier au chaud, dans une petite taverne douillette, choisie au hasard des rues pavées.

Lorsqu'il sortira, repu de réconfort gastronomique, il découvrira un ciel virant au bleu, une hypothétique douceur et une atmosphère lumineuse. La capitale tchèque jouera de ses charmes pour illustrer la magie de l'automne, enchaînant sans prévenir les allegros et les adagios molto aux mains délicates des violonistes de rue.





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